La question noire : une essai sur l’émergence d’une conscience noire au 21e siècle

By Shane Cassidy

Discussion sur les groupes minoritaires de la France conduit inévitablement à des remarques sur la maghrébins et musulmans. Cela dit, il existe un autre groupe qui est souvent négligé. Les Noirs en France. La population noire a lutté pendant longtemps pour obtenir une reconnaissance dans la société française et au cours des 10 dernières années, ils ont lentement commencé à réussir. En France, un principe central du républicanisme, c’est que la seule identité légitime dans la sphère publique est la citoyenneté. Pour cette raison, aucun origines ethniques sont officiellement reconnues dans la République française comme tous les citoyens sont reconnus comme étant les mêmes. Mais la même que quoi exactement?

Les noirs ont eu une longue histoire mouvementée en France. Les travailleurs immigrés qui viennent en France apportent avec eux une culture spécifique. Ils ont leurs coutumes, leurs traditions, leur religion, leur langue, leur musique, leur cuisine, leur façon de s’habiller. Mais maintenant il ya des deuxième et troisième générations qui émergent et qui se considèrent comme tout à fait français. Leur présence dans le sport et les aires culturelles et, dans une moindre mesure dans les arts, est incontestable. Cependant, dans le sphère de la politique et la représentation publique, ils restent très a la périphérie. Il est inégale et injuste que les noirs français vivent dans une démocratie ouverte devrait être restreints dans leur représentations. En plus, beaucoup des noirs ont du mal a s’intégrer dans la société française. Par ailleurs, les partis politiques française ont exploité la situation vulnérable de cet peuple dans la société pour promouvoir leurs idéaux du républicanisme et parvenir a une position de pouvoir.

A la suite de cela, et aussi la discrimination que ces noirs ont connue, un certain nombre d’organisations de base ont été crées pour aider les immigrants a améliorer leurs vies et a améliorer le processus d’intégration. En 2005 le Conseil Représentative des Associations Noirs en France ( CRAN) a été lancé pour améliorer la situation. Leur tache a été de mettre en évidence le sort de cet question noir et aussi d’atteindre un meilleur niveau de compréhension sur les noirs français et d’éviter le racisme. Si la France est vraiment un pays de liberté, égalité, fraternité, alors pourquoi y t-il tant d’organisations qui existent pour lutter contre le racisme et discrimination ?

Je veux explorer comment la question noire a réussi à devenir une question importante au cours des 10 dernières années et quels facteurs ont contribué d’alimenter cette question. Je veux examiner les effets que Le CRAN ont eu sur la société française et de déterminer ou, s’il est indiqué, est-ce qu’ils ont réussi a changer la mentalité ou de consensus concernant les noirs en France. Enfin, je veux voir dans quelle mesure, au pays des Droitsde l’Homme, certains naissent moins libres et égaux que d’autres.

1 : Les Noirs en France

Les Noirs en France

Il est important de noter que les Noirs dans la société française peuvent être largement divisées en 2 groupes principaux, ceux de régions françaises d’outre-mer appelées DOM-TOM, qui étaient d’anciennes colonies de la France. Le second groupe est formé de ceux d’Afrique sub-saharienne qui ont émigré des anciennes colonies françaises comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire. En outre, il y a ceux qui étaient d’anciens soldats, enrôlés pour combattre pour la France durant les deux guerres mondiales.C’est vraiment une lapalissade de dire que c’est difficile de trouver un point commun entre le fils musulman d’un immigré Africaine et un Guadeloupéen qui est catholique. En revanche, il existe un point commun entre eux et c’est le fait d’être noir. Il est clair que le profilage ethnique est une réalité en France et en 2009, la Justice Initiative de la Open Society  a produit une étude qui a montré que les noirs étaient 6 fois plus susceptibles d’être interpellé que les Blancs [1]. De plus, 31% des Noirs répondants ont déclaré avoir été arrêté entre deux et quatre fois par mois[2].  Cela crée un cadre pour les organisations de travailler au nom des droits des noirs tout en reconnaissant également qu’il existe des différences entre eux.

Le contexte historique

Pour mieux comprendre le développement socioculturel en France et les difficultés que les noirs rencontrent, il est important de comprendre certains événements historiques qui ont finalement conduit à cette émergence d’une conscience noire dans la France contemporaine. En 1789, l’introduction du slogan «Liberté, Égalité et Fraternité et les idées de républicanisme et de l’universalisme a favorisé et maintenu la conviction que tous les hommes sont égaux. Malgré que cette déclaration avait des valeurs nobles et admirables par contre, en même temps dans une des colonies françaises, San Domingue, c’était un cas distinct. La France refusait d’implémenter la Déclaration des Droits de l’Homme et a continué de suivre la Code Noir qui imposait des conditions cruelles et sévère sur les noirs. Par conséquent en 1804, les esclaves révoltés a réussi de gagner leur indépendance et de créer leur propres pays, Haïti. Sous la direction de Toussaint Louverture, c’était la première et seule fois que les esclaves révoltés ont réussi à créer leur propre pays et d’abolir l’escla[3]. En plus, dans l’histoire de la France ca été la première fois où la France a dû accepter que les Noirs étaient plus que des esclaves et cet événement a établi un précédent et en 1848 la France a finalement aboli l’esclavage[4].

A partir de 1870 jusqu’au milieu du XXe siècle, après la défaite de la guerre franco-prussienne, la 3ème République française a commencé de consolider sa pouvoir qu’elle a établi dans ses colonies dans l’Afrique-Occidentale française (AOF). Dans ces pays africains, la France a appliqué l’idée d’assimilation et c’était fondamental d’accepter que la culture, la langue et les coutumes françaises étaient meilleurs que ceux des Africains dans ses colonies. La 3ème République essayait dans les écoles, l’armée et les lieu de travail de renforcer les «valeurs» français et ses mesures ont allé jusqu’à les colonies françaises aussi. Vers 1889, la 3ème République a introduit le Code de la Nationalité française qui a favorisé les politiques d’assimilation. Il a placé la citoyenneté de la France au-dessus de toutes les autres loyautés régionales et c’était la première loi sur la nationalité française qui a imposé le double « jus soli » : c’est-à-dire celui qui est né en France et de parents nés en France est Français[5]. Les pratiques de la 3e République ont beaucoup contribué a la vision contemporaine des Noirs en France parce que cette idée d’assimilation et les idées de l’adoption de pratiques françaises ont diminué toutes les autres cultures à une position secondaire.

Sous le gouvernement Vichy, les Noirs ont été considères comme une « race guerrière » et pendant les deux guerres mondiales les Noirs ont été recrutés pour combattre pour la France. Bien connus comme les Tirailleurs Sénégalais, ils ont représentaient 15% des effectifs total français lors du premier conflit mondiale dont 200 000 soldats venue d’AOF[6]. Même si ils ont combattaient et mourraient pour la France, une image de personnes simples créée par le pouvoir d’éviter le progression des Noirs à émergée, notamment le tirailler sénégalais sur les célèbres boites de cacao jaunes avec le slogan « y a bon Banania »[7].

Figure 1: Le slogan publicitaire “y a bon Banania” lancée en 1915

Pendant la deuxième guerre mondiale les Tirailleurs Sénégalais se sont encore bataille contre les Nazies en métropole. En dépit du fait qu’ils ont fait une grande partie de la libération de la France, ils ont été traité affreusement mal par le gouvernement français qui a refusé de payer les Tirailleurs Sénégalais la même retraite que les soldats françaises. Dans une cas en particulier, les Tirailleurs Sénégalais ont regroupé pour réclamer le paiement et l’affaire a culminé dans une massacre de 24 Tirailleurs Sénégalais[8]. En plus que cela, General de Gaulle a participé dans la blanchiment de la libération de Paris en enlevant la plupart des soldats noirs pour la libération de Paris[9].

En 1958 la Ve République a créée une nouvelle constitution. Le premier article de la constitution clairement énoncé que  «La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’Égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de religion»[10]. Bien que les intentions de l’article soient admirables, cette article va à l’encontre du but parce qu’au lieu de créer un pays où tous les citoyens sont sur un pied d’égalité, l’article permet par inadvertance à la discrimination de prospérer.

Pendant la période de l’après-guerre à 1990, le nombre des noirs dans le pays a augmenté mais bien que la proportion n’ait pas grandi, les immigrés et leurs enfants françaises ont été nettement plus visibles. Comme l’économie s’est affaiblie après les trente glorieuses, les partis politiques comme le Front National ont été créés et un message plus à droite et xénophobe a été communiqué par son dirigeant Jean-Marie Le Pen qui parlait d’un problème d’immigration. Le problème pour beaucoup de noirs en France était que ni eux ni leurs parents ni étaient des immigrés. Beaucoup étaient venus des DOM-TOM, ils étaient français et leurs parents sont français aussi. Donc,  ils ont été considérés comme visiblement différent de ce qui était perçu comme «français». Être noir c’était être étranger, immigré, et pas français. Par conséquent, plusieurs groupes ont été fondée pour la promotion des droits des Noirs.

L’Émergence des groupes contre le racisme anti-noir

La traitement des Noirs par la France dans sa histoire présente une image d’une pouvoir coloniale. Étant donné c’est utile de se rendre compte que les Noirs Français sont Français aussi. Dans les années 1920 et 30, Aimé Césaire et Léon Damas, avec d’autres, ont crées le mouvement de la Négritude[11]. D’une part, ce mouvement a travaillé à la promotion de la culture et de l’identité noire, mais d’autre part ce mouvement a été limité à un groupe d’intellectuels et d’écrivains qui décrivaient ​​leurs expériences plutôt que d’un mouvement pour le représentation des noirs. Dans les années 1980 et 1990, le chômage entre les Noirs dans les banlieues a beaucoup augmenté. Ils se sont senti délaissés et leurs conditions de la vie a beaucoup diminué[12]. Une sentiment d’isolation a développée et les Noirs résidant dans les banlieues ont été plus exposés au chômage que les autres français. Par conséquent les organisations telles que SOS Racisme et Le Mouvement de l’immigration et des Banlieues ont lutté contre l’inégalité la discrimination des noirs.

Bien que les organisations ont commencé de lutter, le succès de groupes juifs à convaincre le gouvernement français en 1995 à admettre sa responsabilité dans l’adoption de la législation anti-juive en 1940 et la déportation des juifs pour être ensuite exterminés était très important pour les Noirs[13]. En outre, dans une moindre mesure, en 2000, des groupes représentatifs arméniens avaient réussi à obtenir du parlement français une reconnaissance de l’assassinat en masse des Arméniens par la Turquie entre 1915-1917 comme génocide[14]. Ces actions ont encouragé les groupes noirs à lutter pour plus de reconnaissance.  Alors en 1998, la commémoration du 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage était une indication que la France était prête, bien qu’à contrecœur, à faire face à son passé colonial. Ainsi, en 2001, Christiane Taubira, une politicienne noire de la Guyane française fait adopter une loi qui reconnaissait le rôle de la France dans le commerce des esclaves. Par conséquent, cinq ans plus tard, Le Président française Jacques Chirac a choisi le 10 mai 2006 comme la date. En reconnaissant l’esclavage comme un « crime contre l’humanité », l’idée d’une identité noire commençait à développer.

Le début du 21ème siècle a également vu l’émergence d’organisations représentant les intérêts des noirs. L’un de celles-ci est Collectif DOM qui a été créé en 2003 par Patrick Karam, dans le but de défendre les droits de ceux des Antilles Françaises, de Guyane, de Mayotte et de la Réunion. Ils ont attiré l’attention du public quand ils ont fait un procès à l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau pour avoir suggéré dans un de ses livres que la traite négrière n’était pas un génocide dans la mesure où les maîtres d’esclaves n’avaient jamais eu l’intention de tuer les esclaves[15]. Toutefois dans le deuxième chapitre je me concentrerai sur Le CRAN, une organisation contre la discrimination anti-noirs.

2 : L’Émergence d’une voix noire au 21e siècle

Les émeutes de 2005

En 2005, la France a connu des émeutes énormes, principalement dans les banlieues les plus pauvres où une forte minorité de Noirs résident. Ces émeutes, qui ont causé environ 200 millions d’euros de dégâts, ont provoqué un débat sur ​​la relation de France et les Noirs et leurs banlieues où ils vivent[16]. Il était clair qu’il y avait une grande déconnexion entre la vie politique et la réalité de ces zones urbaines les plus pauvres et la France a fourni une illustration intéressante de son traitement des Noirs après les émeutes. L’Assemblée nationale a essayé de rendre les rappeurs français responsables des émeutes. Ceux qui s’opposent au collecte des statistiques de la diversité n’avaient pas un problème de parler sur les Noirs ou les Arabes pendant les émeutes. Pendant et après les émeutes de 2005, des images de jeunes hommes noirs dans les émeutes ont été présentées dans les rapports de télévision et dans les journaux. Le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy avec Gérard Larcher de l’UMP, entre autres, ont parlé de la polygamie dans les familles noires en raison des émeutes[17]. Alain Finkielkraut, l’écrivain français, à la suite des émeutes a parlé de son dégoût de la façon dont l’équipe de football française était devenue «Black, Black, Black» [18]. Bien que les Noirs n’aient pas été présentés d’une manière équitable, ils ont été maltraités dans les médias nationaux. Alors, comment est-il possible de parler du respect pour la société quand les Noirs se sentent complètement isolés de la société française. Donc, il était évident qu’il y avait une version particulière et trompeuse sur les Noirs qui prenait forme en France et que les Noirs ont besoin d’être équitablement représentés.

Le CRAN

Initialement connu comme Cercle d’Action pour la Promotion de la Diversité (CAPDIV), il a changé son nom en le Conseil Représentatif des Associations Noirs (CRAN), qui a été fondée en 2005. L’émergence du CRAN n’était pas un événement isolé. En réalité, c’est la continuation de groupes noirs qui ont mis en forme l’identité noire en France[19]. Cependant, la signification de la création du CRAN, car il agit au nom de 120 associations, c’est ce qu’il a réussi à forcer la société française à reconnaître l’authenticité de leur message noir[20]. Le CRAN veut briser le tabou du mot « noir » parce que c’était un mot stigmatisé. C’était important pour le CRAN d’utiliser le mot «noir»  car il agissaient directement au nom des Noirs en France. «Black», «minorité visible», «issu de la diversité» tous ces mots étaient acceptables à dire, mais le mot «noir» était tabou. Mais les Noirs sont victimes de discrimination parce qu’ils sont noirs. Donc, il était fondamental que le CRAN reflété cette réalité. Cela a été le premier succès du CRAN. En légitimant le mot, il faut accepter qu’il y a des Noirs français aussi.

Les statistiques de la diversité

Le deuxième tabou pour le CRAN, c’est le tabou du nombre. Apparemment, les Noirs n’ont pas le droit de se compter en France. Le rassemblement des statistiques de la diversité est  une question qui provoque des divisions profondes et une langue très émotive quand il est débattu. SOS Racisme, un groupe dédié à la lutte contre le racisme, est fortement contre les statistiques de la diversité a déclaré que ceux qui soutiennent les statistiques « soutiennent que ce sera le retour aux politiques de Vichy en France »[21]. Fadela Amara, l’ancienne présidente de Ni Putes Ni Soumises, a également évoqué le souvenir du gouvernement de Vichy en disant : «Plus personne ne doit porter l’étoile jaune»[22]. L’une des seules institutions nationales à collecter des statistiques sur la diversité est la ‘Direction centrale du renseignement intérieur’[23]. Donc, cela signifie qu’il n’y a presque aucune institution qui rassemble des statistiques et les institutions qui les rassemblent le font pour les enquêtes sur le comportement criminel.

L’un des objectifs principaux du CRAN est la promotion du collecte des statistiques de la diversité. Selon le CRAN, pour lutter contre le racisme et la discrimination indirecte dont les Noirs sont régulièrement victimes, il est import de mieux connaitre le discrimination pour la combattre. Sans les informations utiles il n’existe aucun moyen pour exposer le niveau de discrimination qui existe en France. Selon une enquête menée en 2003 par TNS-Sofres, 71% des répondants croyaient que les personnes d’origine en africaine sont victimes de discrimination[24].Or, il y avait quelques problèmes avec cette enquête. Tout d’abord, tous les Noirs ne sont pas d’origines d’Afrique. Alors, la référence aux «Africains» était inappropriée. Deuxièmement, les Noirs ont été empêchés d’avoir leur propre voix. On n’a pas demandé aux Noirs spécifiquement s’ils avaient déjà connu le racisme personnelle. Ainsi, en Janvier 2007 Le CRAN a publié la première étude sur les statistiques de la diversité publiées en France. Il s’agit d’une avancée majeure et le sondage a constaté que 61% des personnes interrogées avaient été victimes de discrimination au cours des 12 mois précédents[25]. En plus de cela, l’enquête a révélé qu’il y a environ 1 850 000 personnes âgées de plus de 18 ans qui s’identifient comme «noir». Le succès de cette sondage a également révélé que la croyance que le rassemblement des statistiques ethniques est illégal n’est pas fondée. La loi Informatique et libertés de 1978 est souvent citée comme la preuve qu’il est illégal de rassembler des statistiques. La loi interdit le rassemblement des donnés sur les origines ethniques. Cependant cette loi est aussi accompagnée par une série de dispositions où il est légalement autorisée de rassembler des statistiques. Ces dispositions stipulent que le répondant doit donner son autorisation pour être interrogé et le sondage doit être anonyme[26].

La sphère politique

Pour améliorer la situation des Noirs, le CRAN publie des études avant chaque élection présidentielle et continue d’appeler pour un débat au sujet de la diversité dans la vie politique d’abord afin de mettre en évidence la discrimination et le racisme que les Noirs rencontrent en France et aussi pour montrer que les Noirs sont toujours sous-représentés dans la politique[27]. Il est devenu de plus en plus difficile pour les politiciens d’éviter les questions concernant les statistiques et leurs projets pour améliorer les conditions pour les Noirs. Le CRAN a encouragé et soutenu les tentatives du Président François Hollande pour supprimer le mot « race » de la Constitution Française car le CRAN estiment que la différence raciale n’existe pas.  En 2002, Christiane Taubira est devenue la première femme noire candidate aux élections présidentielles 2002 et bien qu’elle n’ait pas réussi, elle a reçu 2,32 % des voix[28]. En revanche, la même année Jean-Marie Le Pen a réussi de recueillir 16,8 % des voix et cela a montré les différences d’opinion qui existaient en France. Depuis 2002, la France a connu une augmentation du nombre de politiciens noirs. Il y a eu notamment Rama Yade au gouvernent de Nicolas Sarkozy et pour la première fois il y a trois ministres noirs dans le gouvernement actuel de François Hollande ; Christiane Taubira, Victorin Lurel et George Pau-Langevin.

Figure 2: Christiane Taubira, Victorin Lurel et George Pau-Langevin

De plus, le 18 novembre 2012, il a été annoncé que Harlem Désir avait été choisi pour diriger le parti socialiste en France. Il est devenu le premier homme noir à diriger un parti politique français[29]. Toutefois, le CRAN veut voir des résultats concrète parce qu’un ou deux politiciens noirs ne changeront rien. Sans introduire de législation, le gouvernement français risque de participer à une politique de tokenism.[30] Pendant cette période en 2007, à la suite de la publication de l’enquête du CRAN, pour la première fois  une provision a été proposée par la Commission des Lois de l’Assemblée Nationale pour introduire le rassemblement de données sur les origines diverses. Initialement, elle a été acceptée par l’Assemblée Nationale mais enfin elle a été rejetée en novembre 2007 par le Conseil Constitutionnel car c’était considéré comme contraire à l’Article 8 de la Loi Informatique et libertés de 1978.

Les Médias

Figure 3: La couverture du Nouvel Observateur

Au cours des 10 dernières années, les Noirs dans les médias ont commencé à obtenir de plus en plus une visibilité. Déjà établis dans le monde du sport et de la musique, maintenant il est possible de voir les Noirs présenter des émissions de télévision. En 2004, Audrey Pulvar est devenue la première femme noire présentatrice des informations à la télévision française  France 3[31]. Bien que la chaîne n’était pas la chaîne la plus regardée en France, c’était un moment historique. Après les émeutes en France il était plus pertinent que jamais que les Noirs soient mieux représentés. Par conséquent , en 2006, Harry Roselmack a également créé l’histoire en devenant le premier homme noir à présenter les nouvelles sur ​​TF1, une chaîne très regardée[32].  En 2006 également, Le Nouvel Observateur a publié une édition avec le titre « Nous les Noirs de France »[33]. C’était un précédent et pour la première fois, on a directement examiné la question des Noirs français et montré qu’ils sont noirs et français.

Le CRAN considère que les Noirs sont sous-représentées à la télévision française et il soutient les initiatives qui augmentent la conscience des Noirs dans les médias et en 2012, le CRAN a été l’un des plus grands supporters de Miss Black France, une alternative à Miss France, pour souligner le manque de femmes noires dans le concours Miss France. Depuis sa création, Le CRAN a fait campagne pour que la télévision reflète mieux la diversité de la société française mais malgré le succès d’Audrey Pulvar et de Harry Roselmack, c’étaient deux cas très exceptionnels; et les Noirs restaient pratiquement invisibles à la télévision française. En conséquence, en 2009, le Conseil Supérieur d’Audiovisuel (CSA) a publié sa première étude de la diversité à la télévision[34]. Pour éviter d’utiliser certains mots comme «noire» ou «blanche», le CSA a demandé aux répondants si les gens à la télévision ont été «perçu comme blanc» ou «perçu comme non blanc ». Les résultats de l’étude ont montré que la grande majorité des personnes représentées dans les publicités, émissions de télévision, le sport, la musique étaient tous «perçu comme blanc ». Chaque année depuis 2009, la CSA a publié leurs résultats et l’enquête de 2012 a révélé que la représentation des personnes «considérées comme non blanc» avait augmenté de 3%[35]. C’est un processus lent, mais il est en cours et ces jours-ci il est plus facile qu’avant de voir des Noirs à la télévision comme Arnaud Ngatcha et Karine le Marchand. En plus, à partir du 12 décembre 2012, Numéro 23, une nouvelle chaîne qui a l’ambition de représenter toutes les diversités commencera à émettre. En 2012, Omar Sy est devenu le premier acteur noir à gagner le César du meilleur acteur mais c’était une arme à double tranchant[36].  En gagnant le prix c’était certes une occasion très historique mais en même temps il a gagné le prix pour son interprétation d’un stéréotype des banlieues. On peut accepter l’argument que le film reflète la société et il y a des Noirs qui viennent des banlieues; par contre cela nous montre que les Noirs sont toujours perçus comme des jeunes hommes avec un frère qui vend des drogues. Pour mieux comprendre les Noirs français, il faut voir et accepter que les Noirs ne sont pas seulement les trafiquants de drogue et les pauvres. La communauté noire est riche et diverse et les médias doivent refléter cette réalité à la télévision et au cinéma. Cependant, comme nous le verrons dans le troisième chapitre, les progrès ont été très lents dans la vie politique française, au détriment des Noirs

3 : L’illusion de l’efficacité

Un pas en avant, deux pas en arrière

Dans ses efforts pour lutter contre le racisme, la France a adopté des lois qui tendent à éliminer le racisme et elle a aussi créé en 2004 la HALDE, une organisation indépendante engagée à la lutte contre la discrimination[37]. En plus de cela, en tant que membre de l’Union européenne la France a accepté la directive 2000/43/CE qui traite de la lutte contre le racisme en milieu de travail[38]. À la surface, la France fait face à la question et les exemples du chapitre précédent sont des exemples de progrès qui ont été réalisés. Comme c’est souvent le cas, cependant, la réalité de la situation est plus nuancé.  La criminalisation de la discrimination ne peut pas prévenir la discrimination  à l’embauche.

Un plafond de verre existe pour les Noirs qui sont victimes de discrimination et le marché du travail est très difficile[39]. Des études ont montré que la présence d’un nom marqué quant à l’origine peut être un obstacle à l’obtention d’un emploi[40]. Les employeurs hésitent à recruter des employés noirs et ils se débarrassent de toute responsabilité en utilisant des excuses faciles. On a dit à un candidat « Je veux bien vous prendre mais c’est au niveau de ma clientèle. Ma clientèle ne veut pas voir des noirs »[41]. En même temps le gouvernement se débarrasse de toute responsabilité en se référant aux lois anti-discrimination. En plus, même obtenir un poste ne garanti pas qu’on sera libre de racisme; un candidat a été informé par un patron «Que fais-tu là? Je ne veux pas de toi ici, je ferai tout pour me débarrasser de toi »[42]. Comment est-il possible alors de prouver que les lois anti-discrimination sont efficaces si il n’y a guère d’employés noirs pour les tester ? Il est inutile d’avoir des lois contre la discrimination si les Noirs ne peuvent même pas obtenir un emploi et la faiblesse gouvernementale facilite la discrimination.

Ces lois n’arrivent pas à la racine du problème de la discrimination, en particulier quand les initiales « BBR », bleu blanc rouge, sont utilisées comme une référence à la préférence des employeurs pour les travailleurs français de souche. En 2011, L’Oréal et Adecco, l’agence de l’emploi la plus grande du monde, ont été reconnus coupables de chercher à embaucher des vendeurs qui n’étaient que «BBR»[43].

En 2006, pour éviter cette situation, la loi  pour l’égalité des chances a introduit une mesure qui oblige les entreprises de plus de 50 salariés à procéder à l’anonymisation des CV[44].  Le problème avec cette mesure ce que ce n’est qu’une mesure provisoire et il faut que la Conseil d’Etat l’autoriser mais jusqu’à présent, la mesure n’a pas été légalement adopté. Néanmoins AXA, l’entreprise d’assurance la plus grande en Europe, a choisi de mettre en place la pratique de CV anonymes en 2005 malgré le fait qu’aussi récemment que 2011 Yazid Sabeg, le commissaire à la diversité et à l’égalité des chances, a dénoncé l’idée de CV anonymes obligatoires[45] .

Ce problème a acquis un poids économique majeur aussi et ce n’est pas seulement liés au monde du travail car beaucoup de Noirs habite dans les banlieues pauvres et par conséquent en 2011 Kamel Hamza, le président de l’ANELD (association nationale des élus locaux pour la diversité) a annoncé qu’ils ont reçu 50 millions d’euro du gouvernement du Qatar pour aider les entrepreneurs dans les banlieues. Clairement, la réticence de la France à aider ces régions pauvres a créé une situation où l’investissement extérieur a dû prendre la place de celui du gouvernement français. En conséquence, le Président François Hollande a dû accepter aussi de fournir 50 millions d’euros pour les régions les plus pauvres[46].

Le CRAN et l’avenir

Figure 4: Un jeune homme noir arrêté par la police

En 2007, la France a introduit des quotas d’expulsion des immigrés illégaux selon lesquels la police peut arrêter ceux qui sont perçus comme des immigrés. Théoriquement, tout le monde est potentiellement un immigré mais ce sont surtout les Noirs et les Maghrébins qui ont senti tout le poids de cette politique. Afin d’éviter le délit de faciès, le CRAN soutenaient l’idée de le récépissé du contrôle d’identité qui a été promis par Président François Hollande pendant les élections présidentielles[47]. De cette façon, un record de tous les arrêts excessifs peut être conservé et utilisé si nécessaire pour mettre en évidence un comportement discriminatoire[48]. En 2012 cependant, Manuel Valls, en parlant sur l’honnêteté morale des policiers a abandonné l’idée donc le CRAN doit retrouver une nouvelle approche[49].

De plus, le CRAN est en train de travailler sur la question des réparations en ce qui concerne l’esclavage[50].  Bien que beaucoup de travail ait été fait pour mettre en évidence la situation des Noirs pendant l’époque du esclavage, il reste toujours beaucoup à faire. Le CRAN maintient que les réparations doivent être payés pour que la France puisse vraiment se réconcilier avec son passé colonial.

Cette question demande une attention politique et Christiane Taubira a beaucoup accompli sur cette question, mais il est maintenant nécessaire que les autres politiciens prennent les rênes. Et c’est là où la France est exposée par son diversité déséquilibré. Malgré tous le progrès, seulement 3 des 577 membres de l’Assemblée nationale sont noirs. En fait, dans les élections de 2012 pas un seul membre noir a été élu par la droite[51]. Sans représentation adéquate le CRAN aura du mal à avoir un impact et donc l’augmentation des représentants politique doit continuer d’être une priorité.

Conclusion

Comme nous avons vu, le traitement historique de la France noire associé à des troubles économiques et civils a permis à une nouvelle conscience noire d’émerger en France autour de l’an 2000. La France noire est une élément intégrante et complexe de la France où ils ont joué un rôle très importante et actif dans l’histoire du pays.

Il est clair que certains progrès ont été réalisés mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg. En réalité, il existe toujours un faille importante dans la société française. Le danger est que si les Noirs sont plus visibles dans les médias et la politique, le pays risque de se laisser aller à un sentiment de sécurité trompeur. Le cas de Barack Obama est un exemple parfait : un homme noir élu président des États-Unis suggère que les Etats-Unis ont réussi à surmonter leur problème avec le racisme, mais les statistiques montrent qu’il existe toujours d’énormes problèmes raciaux aux États-Unis[52].

Aujourd’hui la société française est plus consciente de sa communauté noire qu’auparavant. Grâce à des organisations comme le CRAN, on constate une plus grande prise de conscience de la lutte des Noirs car ils ont fait campagne sans relâche pour leurs propres droits. Bien que des progrès ait été réalisés, il y a encore un long chemin à parcourir. Il semble donc évident que les propositions comme les statistiques sur la diversité devraient être encouragées pour lutter contre la dure réalité sociale des Noirs. Au lieu de rejeter automatiquement ces idées, il faudrait laisser la place à un débat ouvert et franc sur la meilleure façon de traiter la question noire. Ce n’est pas simplement une affaire du racisme de l’extrême droite étant donné que certains dirigeants de gauche ont officiellement exprimé leur opposition contre les statistiques sur la diversité[53]. Il s’agit d’un problème plus profond, où la confiance de la France en sa constitution républicaine la laisse effectivement aveugle aux problèmes auxquels les Noirs sont confrontés. L’idéal républicain rejette l’idée de communautarisme, mais en refusant la proposition des statistiques il est très possible qu’un communautarisme sera créé. En plus, si la France continue de collecter des statistiques seulement sur la criminalité cela va créer une image déformé des Noirs en France.

Benedict Anderson avance que l’identité nationale est une communauté imaginée, créée par des gens[54]. On ne peut pas mesurer l’identité nationale et ce n’est pas un objet tangible, mais elle existe encore dans l’esprit de la population.  La France a donc la possibilité de rééquilibrer sa société en une société qui sera basée sur la reconnaissance mutuelle et où elle pourra surmonter les vieilles suspicions de communautarisme pour créer une société plus inclusive. La profonde méfiance en ce qui concerne les statistiques créer un sentiment d’isolement définitive d’isoler définitivement parmi les Noirs. Si la France ne veut plus subir de nouvelles émeutes il est donc crucial d’éviter les gestes purement symboliques comme les lois anti-discrimination et de traiter les problèmes au fond. Sinon, il y a un risque réel que le communautarisme tant redouté  de viendra une réalité.

Reference


[2] http://www.opensocietyfoundations.org/sites/default/files/french_20090630_0.pdf p.35

[3] Aimé Césaire, Toussaint Louverture : la Révolution française et la problème colonial, Paris, Présence africain, 1962, p. 261

[4] Frédéric Regent, La France et ses esclaves : de la colonisation aux abolitions, 120-1848, Paris, Grasset, 2007, p. 315

[6] Nicolas Bancel, Pascal Blanchard et Laurent Gervereau, Images et Colonies, Iconographie et propagandes coloniale sur l’Afrique Française de 1880 à1962, ParisBDIC édition, p 74

[7] Pap Ndiaye, La Condition Noire, Paris, Gallimard, 2009 p.156

[8] Pap Ndiaye, p.184

[9] Myron J Echenberg, Les Tirailleurs sénégalais en Afrique occidentale française, 1857-1960, Paris, CREPOS, 2009, p. 173

[10] http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/constitution.asp

[11] http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/aime-cesaire/negritude.asp

[12] http://www.bip40.org/autour-du-bip40/emploi/immigration-emploi-et-chomage

[13] Suzanne Citron, L’histoire de France autrement, Paris, Ouvrières, 1992, p. 195

[14] Stéphane Dufoix, La politique des mémoires en France, Paris, Ed. de l’Eclat, 2006, p.85

[15] Olivier Pétré-Grenouilleau, Les traites négrières: Essai d’histoire globale, Paris, Gallimard, 2004

[16] http://lci.tf1.fr/economie/2005-12/emeutes-assureurs-confirment-200-millions-euros-degats-4877680.html

[19] Abdoulaye Gueye, Rompre le silence: l’émergence d’une voix noire collective en France, du Bois Review: recherche en sciences sociales sur la race 7, n ° 1 (2010):  p.82

[20] http://lecran.org/?cat=234

[21] http://www.sos-racisme.org/content/campagne-contre-la-statistique-ethnique

[22] http://www.liberation.fr/societe/0101555717-fadela-amara-opposee-aux-statistiques-ethniques

[23] http://www.police-nationale.interieur.gouv.fr/Organisation/Direction-Centrale-du-Renseignement-Interieur

[25] http://www.le-cran.fr/document-cran-associations-noires-de-france/1-la-premiere-enquete-statistique-sur-les-noirs-de-france—une–realisation-le-cran-tns-sofres.pdf

[26] http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068624&dateTexte=20080609

[27] http://lecran.org/?p=2973

[28] http://dev.ulb.ac.be/cevipol/en/elections_france_presidentielles_2002.html

[29] http://www.lepoint.fr/politique/harlem-desir-nouveau-premier-secretaire-du-ps-18-10-2012-1518547_20.php

[30] Le terme anglais est utilisé par Pap Ndiaye, p.354

[31] http://www.liberation.fr/medias/0101163984-du-cran-a-l-ecran

[32] http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2006/11/10/la-representation-des-minorites-progresse-dans-l-audiovisuel-francais-indique-le-csa_833278_3236.html

[33] http://www.grioo.com/info6640.html

[34] http://www.csa.fr/Etudes-et-publications/Les-observatoires/L-observatoire-de-la-diversite/Les-resultats-de-la-premiere-vague-du-barometre-de-la-diversite-a-la-television-Septembre-2009

[35] http://www.csa.be/system/documents_files/1712/original/Barom%C3%A8tre%202012.pdf?1332936426

[36] http://www.lemonde.fr/cinema/article/2012/02/25/des-cesars-2012-domines-par-the-artist_1648296_3476.html

[38] http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?language=FR&reference=A6-2007-0278&type=REPORT

[39] François Durpraire, France blanche, colère noire, Paris, Jacob, 2006, p.92

[40] http://www.lexpress.fr/emploi-carriere/le-racisme-au-travail_494143.html

[41] http://www.youtube.com/watch?v=CIDygPXsJ9w (6.03sec) Documentaire Le plafond de verre dirigé par Yamina Benguigui

[42] http://www.youtube.com/watch?v=t_BZMquSvjo (3.46sec ), reportage télévisé par Euronews , 25/05/12

[44] http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000268539

[45] http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/03/relance-du-cv-anonyme-outil-de-lutte-contre-la-discrimination-a-l-embauche_1261942_3224.html

[47] http://www.liberation.fr/societe/2012/06/01/le-gouvernement-travaille-au-recepisse-pour-controle-d-identite_822904

[48] http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/10/01011-20091210FILWWW00563-controles-au-facies-proposition-du-cran.php

[49] http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/06/01/01016-20120601ARTFIG00604-controles-d-identite-la-grogne-policiere-s-amplifie.php

[50] http://www.le-cran.fr/reparations-cran-associations-noires-de-france_indexe_depeches_0_0_0.html

[51] http://www.francetv.fr/2012/la-diversite-fait-son-entree-a-lassemblee-151253

[53] http://www.liberation.fr/evenement/010194900-pas-d-ethnique-dans-les-statistiques

[54] Nous nous appuyons ici sur Benedict Anderson, Imagined Communities: Reflections on the Origin and Spread of Nationalism, pp. 48-49

Bibliographie

Sources Primaires

Anderson, Benedict, Imagined Communities: Reflections on the Origin and Spread of Nationalism, London, Verso, 1996

Bancel, Nicolas, Blanchard, Pascal et Gervereau, Laurent, Images et Colonies, Iconographie et propagandes coloniale sur l’Afrique Française de 1880 à 1962, ParisBDIC édition, 1993

Blanchard, Pascal, La France Noire. Trois siècles de présences des Afriques, des Caraïbes, de l’océan Indien et d’Océanie, Paris, la Découverte, 2011

Césaire, Aimé, Toussaint Louverture : la Révolution Française et le problème colonial, Paris, Présence africaine, 1962

Citron, Suzanne, L’histoire de France autrement, Paris, Ouvrières, 1992

Dufoix, Stéphane, La politique des mémoires en France, Paris, Ed. de l’Eclat, 2006

Echenberg, Myron J, Les Tirailleurs sénégalais en Afrique occidentale française, 1857-1960, Paris, CREPOS, 2009

Lozès, Patrick, Les Noirs sont-ils des Français à part entière ?, Paris, éditions Larousse, 2009

Lozès, Patrick, Nous, les Noirs de France, Paris, éditions Danger public, 2007

Ndiaye, Pap,  La Condition Noire : Essai sur une minorité française, Paris, Gallimard, 2009

Regent, Frédéric, La France et ses esclaves : de la colonisation aux abolitions, 1620-1848, Paris, Grasset, 2007

Sources secondaires

  • Articles

Blum, Alain, Guérin-Pace, ‘From Measuring Integration to Fighting Discrimination : The Illusion of « Ethnic Statistics »’, French Politics, Culture & Society, Volume 26, 2008, pp. 32–44

Gueye, Abdoulaye, ‘Rompre le silence: l’émergence d’une voix noire collective en France’, du Bois Review: recherche en sciences sociales sur la race, Volume no. 1, 2010,  pp.82-83

Simon, Patrick, ‘The Choice of Ignorance: The Debate on Ethnic and Racial Statistics in France’, French Politics, Culture & Society, Volume 26, 2008, pp. 7-31

Tin, Louis-Georges, ‘Who is Afraid of Blacks in France ? The Black Question: The Name Taboo, the Number Taboo’, French Politics, Culture & Society, Volume 26, 2008, pp. 32–44

  • Sites sur la Toile

http://www.academia.edu/662757/Ethnic_statistics_and_social_classifications_in_France_how_the_black_communitywas_born

http://www.assemblee-nationale.fr

http://www.bip40.org

http://www.csa.be

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http://collectifdom.com

http://dev.ulb.ac.be

http://www.france24.com

http://www.frenchamerican.org

http://www.grioo.com

http://www.guardian.co.uk

http://halde.defenseurdesdroits.fr

http://lci.tf1.fr

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http://www.legifrance.gouv.fr

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http://www.lepoint.fr

http://www.liberation.fr

http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20100309/1316418_e409_rapportlozes.pdf

http://www.observatoiredesdiscriminations.fr

www.opensocietyfoundations.org

http://www.police-nationale.interieur.gouv.fr

http://www.rfi.fr

http://www.sos-racisme.org

http://tempsreel.nouvelobs.com

http://www.youtube.com

  • Presse

Le Figaro, 21/11/2005, ‘Les risques de a discrimination’

Le Figaro, 11/12/2012, ‘Mariage gay: Thuram compare aux Noirs’ 

Le Monde, 09/12/2005, ‘Discriminations : pourquoi les Noirs de France se rassemblent-ils ?

Le Monde, 10/11/2006, ‘La représentation des minorités progresse dans l’audiovisuel français, indique le CSA’

Le Monde, 13/10/2011, ‘Non aux statistiques ethniques, oui à la mesure des diversités’

Le Monde, 25/02/2012, ‘Omar Sy, César!’

Le Nouvel Observateur, 24/04/12, ‘Finkielkraut, les “noirs” et les “arabes”’

Le Nouvel Observateur, 27/09/2012, ‘Le concept de racisme anti-blanc nie la réalité de la situation”

Le Point, 18/10/2012, ‘Harlem Désir nouveau premier secrétaire du PS’

Libération, 26/11/2005, ‘En attendant la télé en couleur’

Libération, 27/11/2005, ‘Bleu Blancs Noirs’

Libération, 22/10/2008, ‘Du cran à l’écran’

Libération, 16/03/2009, ‘Fadela Amara opposée aux statistiques ethniques’

Libération, 20/07/2011, ‘Statistiques ethniques: «Il faut arrêter d’être hypocrite»’

Libération, 04/02/2012, ‘Noirs : des historiens mettent fin au black-out’

The Economist, 26/03/2009, ‘To count or not to count’

The Guardian, 24/02/2007, ‘French presidential candidates divided over race census’

The Guardian, 26/03/2011, ‘France’s minorities under fire’

  • Documentaires

Benguigui, Yamina, La Plafond de Verre, 2004

Noirs de France, France 5, 2012

Noirs de France ?, Toutes les France, 2011

  • Photos

Figure 1 : http://www.france-images.com/affiches-anciennes/449-y-a-bon-banania-1930.html

Figure 2 : http://www.bet.com/news/global/photos/world-lens/2012/06/world-lens-week-in-review-june-5.html#!060412-global-world-lens-france-cabinet-Christiane-Taubira-Victorin-Lurel-George-Pau-Langevin

Figure 3 : http://www.afribd.com/article.php?no=10489

Figure 4 : http://www.lunion.presse.fr/article/faits-divers/pour-lutter-contre-les-abus-de-verifications-didentite-un-controle-un-recu

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